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Pieter Coolman arrête au niveau national, mais pas encore à l’international

Pieter Coolman arrête au niveau national, mais pas encore à l’international

Ligue Hommes

jeu., 30 avr. 2026

Émotions, passion, peut-être du drame. Voilà ce que la plupart des suiveurs et supporters attendent des finales du championnat de volley opposant Knack Roeselare à Greenyard Maaseik.

Cette dimension émotionnelle pourrait aussi être bien présente lors des adieux de plusieurs joueurs vedettes de Flandre occidentale : Basil Dermaux, qui poursuivra sa carrière en Italie, mais surtout le départ définitif de l’icône du club Pieter Coolman, qui met un terme à sa carrière en club. Une petite nuance s’impose toutefois : le central de 37 ans, maintes fois récompensé, a accepté une sélection pour briller cet été avec les Red Dragons.

 

Mais revenons à l’actualité. Par des températures élevées, le coup d’envoi de la première finale entre Roeselare et Maaseik sera donné vendredi. Il s’agit bien d’une finale en salle, et non d’un match de beach-volley.

 

Pieter Coolman : « Je supporte assez bien la chaleur. Et c’est vrai que ça remonte à loin, mais à 18 ou 19 ans, je participais au circuit de beach-volley avec Christophe Van de Plas et Ron Andelhof : on a joué beaucoup de demi-finales et de finales. Ensuite, les étés étaient pris par les compétitions avec les équipes nationales. »

 

Tu as décidé d’arrêter avec Knack, alors que, comme le bon vin, tu semblais encore t’améliorer : tournoi de qualification olympique, championnat du monde, superbe campagne européenne avec Roeselare, et récemment encore MVP lors d’un match belge. N’est-ce pas un peu prématuré ?

 

« Je sais que je peux encore jouer de bons matchs, mais je sens aussi que mon corps commence à décliner. J’ai quand même 37 ans. Pour l’instant, vous voyez encore une bonne version de moi comme volleyeur, et j’espère pouvoir terminer cette période sur un sommet. »

 

Tu as accumulé de nombreux moments forts. Lesquels gardes-tu en meilleur souvenir, et lesquels en moins bon ?

 

« Question très difficile. J’ai remporté tellement de titres et de coupes. Chaque saison avec Knack, on a gagné un trophée, presque toujours disputé la finale du championnat et joué la Ligue des champions. Un des moments forts reste aussi le championnat du monde 2025 avec une victoire contre l’Italie. Mais le pire, c’est vraiment d’avoir manqué la qualification pour les Jeux olympiques 2024 pour un set face à la Bulgarie. »

 

Même si tu arrêtes avec Knack, tu fais partie de la sélection des Red Dragons pour cet été. Est-ce pour cela que tu continues ?

 

« La dernière campagne avec les Red Dragons était tellement agréable que j’ai voulu y regoûter. Je participe à la VNL et j’aimerais encore vivre un championnat d’Europe. Nous avons une génération très talentueuse avec Reggers, Dermaux, Rotty, Deroo, D’Hulst et d’autres encore. Peut-être pouvons-nous réaliser quelque chose avec eux, et j’aimerais y contribuer. »

 

Mais d’abord, la finale du championnat. Devoir jouer trois matchs contre Achel – avec tout le respect – ne reflète pas forcément une grande constance.

 

« C’est vrai. Achel a eu de bons moments et on a eu quelques difficultés dans leur salle. Mais ces trois matchs sont peut-être arrivés au bon moment. Nous sortions de trois semaines sans confrontations intenses, et cette saison, nos meilleures prestations sont venues lors de périodes chargées. Ce troisième match n’était donc pas inutile pour retrouver du rythme. Si nous faisons une grande performance vendredi, nous devrons peut-être remercier Achel. »

 

Cette saison, vous êtes en bilan négatif face à Maaseik : trois défaites pour une victoire.

 

« Oui, mais cela remonte déjà à un moment. La victoire date de fin janvier. Les deux équipes sont très proches en termes de qualité et tout peut se jouer sur des détails. Nous avons eu un bon parcours ces derniers mois, les deux équipes ont brillé en Europe, mais Maaseik a tout de même échoué en finale de la coupe. »

 

Où se situe la différence entre les deux équipes ?

 

« Je pense que Maaseik s’appuie davantage sur les qualités individuelles de joueurs comme Meijs, tandis que nous misons plus sur le collectif. Chez nous, tout le monde peut marquer des points. Le service et la réception seront à nouveau déterminants. Les deux équipes peuvent faire la différence au service, mais Maaseik a eu des problèmes dans ce secteur en finale de la coupe. »

 

Certains médias ont évoqué une possible permutation d’entraîneurs entre Verhanneman et Tuerlinckx…

 

« Je n’y crois absolument pas. Je ne connais pas la situation interne à Leuven, mais j’ai l’impression que Tuerlinckx y fait du très bon travail. Chaque entraîneur a sa propre approche. J’ai toujours eu d’excellents entraîneurs : Baeyens, Rousseaux, Vanmedegael… Parfois, on se dit qu’un autre coach aurait peut-être tiré encore plus d’un groupe, mais je trouve que Matthijs Verhanneman fait un excellent travail et bénéficie de la pleine confiance du club. Je suis convaincu qu’il sera encore notre entraîneur la saison prochaine. »

 

Avec Matthijs et Stijn D’Hulst, vous êtes aussi amis en dehors du terrain. Parlez-vous de volley en dehors des entraînements et des matchs ?

 

« Oui, nous sommes amis depuis longtemps. Il nous arrive de discuter plus en profondeur quand des problèmes surgissent. Parfois, on perçoit certaines choses dans le vestiaire avant l’entraîneur. Cela ne peut être que positif pour tout le monde. Mais dès que l’entraînement ou le match commence, il n’est plus “notre pote” : on dit “Bonjour coach” et non plus “Bonjour Matthijs”. »

 

On te décrit parfois comme un joueur rusé…

 

« Rusé, malin… j’essaie de l’être si cela peut aider l’équipe. Je veux toujours gagner, même à un jeu de société, et encore plus en match. Je cherche toujours à tirer le maximum de moi-même. C’est pareil avec mon club de football préféré, Club Brugge, qui a aussi bien réussi sur la scène européenne cette saison. »

 

N’as-tu pas le sentiment qu’il y avait encore plus à faire en Europe ?

 

« Je suis fier que nous ayons réussi à nous qualifier dans une poule avec des équipes au budget bien plus élevé. C’était une période fantastique et tout le monde a apprécié nos matchs européens. L’écart avec le top européen se creuse, mais nous avons tenu bon. Peut-être qu’il y a un regret : contre Rzeszow, après une période intense, nous avons eu un petit coup de mou. Un mois plus tôt, nous aurions gagné ce match. »

 

L’enchaînement des matchs et les déplacements ne pèsent-ils pas physiquement ?

 

« Nous avons eu trois semaines pour récupérer après une période difficile. Nous devons maintenant monter en puissance pour la dernière ligne droite, et ces deux matchs assez intenses nous ont, je l’espère, remis sur les rails. »

 

Seras-tu ému après ton dernier match avec Knack Roeselare ?

 

« Certainement. Après ce dernier match, je réaliserai encore plus que c’est la fin d’une belle période de ma vie. Les garçons vont me manquer, le vestiaire, l’ambiance, l’euphorie, les supporters, toute l’équipe de Knack. Mais je reste convaincu que c’est la bonne décision. Je reviendrai sûrement voir des matchs, mais je suis sur le point d’ouvrir une deuxième salle de fitness, et c’est désormais là que se portera toute mon attention. »

 

Peut-être reviendras-tu si tes enfants attrapent aussi le virus du volley ?

 

« Mon fils de 4 ans ne fait déjà que ça : jouer au volley. Qui sait, je deviendrai peut-être entraîneur de jeunes un jour. » (rires)

 

Texte : Marcel Coppens
Photo : Knack Roeselare

 

Programme de la finale du championnat :

  • Vendredi 1er mai : 20h30 Roeselare - Maaseik
  • Mardi 5 mai : 20h30 Maaseik - Roeselare
  • Vendredi 8 mai : 20h30 Roeselare - Maaseik
  • (évent.) Mardi 12 mai : 20h30 Maaseik - Roeselare
  • (évent.) Vendredi 15 mai : 20h30 Roeselare - Maaseik