La saison dernière, elle avait déjà terminé « rookie de l’année » avec Darta Bevo Roeselare, et pourtant elle a choisi de rejoindre Tchalou afin de progresser encore et de franchir des étapes vers une carrière internationale. Elle semble avoir saisi cette opportunité, puisqu’elle évoluera la saison prochaine au sein du club français de Béziers.
« Bien sûr, je suis super heureuse d’avoir été élue mvp de la saison. J’ai travaillé très dur pour ça. Personnellement, j’aurais aussi misé sur Noor Debouck comme candidate possible. Et le fait que Nikita De Paepe ait été élue ‘joueuse de l’année’ est tout à fait mérité. Elle n’a subi cette malheureuse blessure qu’à la toute fin de la phase classique », explique sportivement la fille de l’ancien joueur de haut niveau Dragan Radovic.
Pas de regrets quant à ton choix précoce pour Tchalou ?
Tea Radovic : « Non, pas du tout. L’idée était aussi de devenir plus autonome, et c’est ce qui s’est passé. J’avais mon propre appartement, où je devais tout gérer moi-même : cuisiner, laver, repasser, ranger et arriver à l’heure à l’entraînement. Je n’avais pas encore le permis de conduire. Pour l’instant, j’ai un permis provisoire, mais ça avance bien. J’ai aussi dû me faire comprendre dans une autre langue, ce qui me sera certainement utile bientôt. »
Tu avais aussi entamé des études ?
« Oui. Je suis un cursus à distance chez Vives, en travail social. Cette première année est surtout théorique, les stages viendront plus tard et ils ne sont pas très nombreux. »
Sur quels aspects t’es-tu améliorée sportivement ?
« Je savais que Tchalou était une étape intermédiaire, mais j’y ai clairement progressé physiquement et mentalement. C’était aussi un club très chaleureux, avec beaucoup de supporters, un super groupe et, avec Ugo Blairon, un excellent coach. Je n’oublierai pas ce club. »
Pourtant, l’objectif était de finir dans le top 3, ce que vous n’avez pas réussi…
« Nous avons connu une saison très compliquée, avec beaucoup de blessures. À un moment donné, nos deux passeuses étaient indisponibles et Justine D’Hondt s’est aussi blessée. C’était même au point que j’ai dû jouer brièvement comme libero. En deuxième partie de saison, nous avons retrouvé peu à peu notre niveau, mais c’était trop tard et contre Asterix, nous n’avions aucune chance. »
Quels sont tes points forts et tes axes d’amélioration ?
« Je pense que je suis devenue meilleure dans la lecture du jeu et que ma réception n’est pas mauvaise. Grâce à l’entraînement intensif, je suis aussi plus forte physiquement et mentalement, mais je sais que je peux et dois encore progresser dans tous les domaines. »
L’an dernier, tu rêvais déjà de jouer à l’étranger. Ce rêve s’est-il concrétisé ?
« Mon rêve est de jouer un jour en Italie. La Serbie ne figure pas dans mes priorités pour l’instant. Mais j’ai signé pour une saison avec Béziers. On verra comment ça évolue et on prendra les choses année par année. Peut-être qu’un jour je recevrai une belle offre d’un club italien ou polonais. »
Les Yellow Tigers sont aussi à ton programme dans les prochains mois.
« Oui, l’objectif est de participer à toute la campagne avec les Yellow Tigers. D’abord la VNL, avec l’ambition de maintenir ou d’améliorer notre classement mondial. J’avais un très bon feeling avec l’équipe la saison dernière et je pense que nous pouvons réaliser une excellente campagne estivale. Je n’ai pas encore regardé les adversaires, mais avec l’équipe nationale, je n’ai qu’un seul grand rêve : participer aux Jeux olympiques de Los Angeles. Ce ne sera pas facile, mais nous devons déjà essayer de nous mettre dans la meilleure position possible. »
TEXTE: Marcel Coppens
PHOTO: Lotto Volley League